En bref
La CNIL a publié en mars 2026 une recommandation qui encadre l’utilisation des pixels de suivi dans les emails (ces petites images invisibles qui permettent de savoir si un email a été ouvert). Si vous envoyez des newsletters ou des campagnes d’information depuis votre site, cette évolution peut vous concerner.
La bonne nouvelle : vous pouvez être conforme dès aujourd’hui, simplement, et nous vous accompagnons pour aller plus loin prochainement si vous le souhaitez.
De quoi parle-t-on exactement ?
Quand vous envoyez une newsletter, votre outil d’envoi peut insérer une image invisible dans l’email. Lorsque le destinataire ouvre le message, cette image se charge et déclenche un signal : « cet email a été ouvert, à telle date ». C’est ce qu’on appelle un pixel de suivi.
Cette information sert en général à :
- savoir combien de personnes ouvrent vos emails,
- identifier les contacts inactifs,
- adapter la fréquence ou le contenu de vos envois.
Pourquoi la CNIL encadre cette pratique ?
Votre messagerie est un espace personnel. La CNIL considère que le fait de savoir précisément quand et comment une personne ouvre un email relève du même cadre juridique que les cookies sur un site web : cela nécessite en principe le consentement de la personne concernée, distinct du simple fait d’avoir accepté de recevoir vos emails.
En résumé : « je veux bien recevoir votre newsletter » ne veut pas automatiquement dire « j’accepte que vous suiviez l’ouverture de mes emails ».
Est-ce que cela vous concerne ?
Si vous envoyez des newsletters ou des campagnes d’information à vos administrés, abonnés ou usagers, la réponse est probablement oui — que ce soit via notre plateforme ou via un autre outil que vous utilisez déjà.
Comment être conforme dès maintenant, simplement
La solution la plus rapide et la plus sûre consiste à désactiver le suivi des ouvertures et des clics sur vos envois. Sans ce suivi, vos emails partent normalement, mais aucune donnée individuelle d’ouverture n’est collectée : la question du consentement ne se pose donc plus.
Bonne nouvelle : vous pouvez le faire vous-même, en quelques secondes, directement depuis votre newsletter.
Concrètement, cela signifie :
- vos newsletters continuent d’être envoyées sans aucun changement pour vos destinataires ;
- vous ne disposerez plus de statistiques d’ouverture individuelles (taux d’ouverture, historique par contact) ;
- vous restez pleinement conforme à la recommandation de la CNIL.
Où trouver ce réglage ?
- Rendez-vous dans Newsletter > Toutes les campagnes, puis ouvrez la campagne que vous souhaitez modifier (ou créez-en une nouvelle).
- Dans le bloc Options, situé sur la droite de l’écran, décochez les deux cases : – Piste ouverte (suivi des ouvertures) – Suivre les clics (suivi des clics)
- Cliquez sur Mise à jour pour enregistrer.

Ces deux cases doivent être décochées pour qu’aucune donnée de suivi ne soit collectée sur cette campagne.
💡 Pensez à vérifier ce réglage sur chacune de vos campagnes existantes : une campagne créée avant ce changement peut avoir conservé l’ancien réglage.
👉 Si vous préférez que nous nous en chargions pour vous, ou si vous ne retrouvez pas ce réglage sur votre interface, n’hésitez pas à nous contacter.
Et si vous tenez à vos statistiques d’ouverture ?
Nous comprenons que ces indicateurs sont utiles pour piloter vos campagnes. C’est pourquoi nous travaillons actuellement sur une solution de gestion du consentement au suivi, contact par contact. Concrètement, chaque destinataire pourra choisir d’accepter ou non le suivi de ses ouvertures, indépendamment de son abonnement à votre newsletter. Vous conserverez ainsi des statistiques fiables, dans le respect du choix de chacun.
Cette fonctionnalité est en cours de développement et sera proposée prochainement. Nous reviendrons vers vous à ce sujet dès qu’elle sera disponible.
D’ici là, la désactivation du suivi reste la solution la plus simple pour être en conformité sans attendre.
Pourquoi c’est important
Le non-respect de cette recommandation expose à un risque de sanction de la part de la CNIL. Au-delà de l’aspect réglementaire, c’est aussi une question de confiance vis-à-vis de vos administrés et usagers.